A man runs with both fists raised beneath a glowing testosterone molecule: one path leads from a testosterone vial and gel to a dish with a single sperm, the other from running shoes, scales, sleep and good food to a dish full of lively sperm

Comment augmenter sa testostérone sans nuire à sa fertilité

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✓Relu par Sarah Thomas, spécialiste de la fertilité et cofondatrice de Maia Baby · 3 novembre 2026

Si tu cherches comment augmenter sa testostérone et que tu aimerais avoir des enfants un jour, voici ce qu'il vaut mieux savoir d'abord : prendre de la testostérone fait en général chuter ta propre production de spermatozoïdes, souvent jusqu'à zéro. La testostérone que ton corps fabrique est indispensable aux spermatozoïdes. La testostérone venue de l'extérieur (un traitement de substitution, ou TRT, des injections, des gels ou des stéroïdes anabolisants) agit autrement.

Mes propres chiffres montrent bien la différence. Les résultats de mon spermogramme sont revenus bas en janvier 2024 (toute l'histoire est dans mon article sur mes vrais résultats), et en février 2024, ma testostérone dans le sang était à 17,0 nmol/L, dans la fourchette du NHS (le système de santé britannique) de 10,0 à 28,7, avec la mention « Satisfactory » (satisfaisant). Ma LH et ma FSH, sur la même prise de sang, étaient normales elles aussi. Donc ma testostérone était normale alors que mon sperme ne l'était pas, et d'après tout ce qui suit, prendre plus de testostérone aurait fait baisser mon sperme encore plus, pas l'inverse.

Résultats de la prise de sang de Matthew au NHS du 21 février 2024 : testostérone sérique 17,0 nmol/L (valeurs de référence 10,0 à 28,7), FSH 4,9 UI/L (valeurs de référence 2,5 à 10,0) et LH 6,0 UI/L (valeurs de référence 1,5 à 10,0), toutes dans les normes


Prendre de la testostérone rend-il infertile ? (En général, oui, tant que tu en prends)

Prendre de la testostérone fait en général chuter la fertilité tant qu'on en prend, parfois complètement, mais cela revient normalement après l'arrêt. Dans l'essai de l'OMS de 1990 mené chez des hommes en bonne santé et fertiles qui recevaient une injection de testostérone chaque semaine, 157 sur 271 n'avaient plus du tout de spermatozoïdes au bout du compte, soit 65 % en cumulé à six mois, après environ 120 jours en moyenne.

Ce n'était pas un accident : les chercheurs testaient la testostérone comme contraceptif.

Les recommandations de l'EAU (2026), l'Association européenne d'urologie, sont plutôt directes : un désir actif d'enfant est une contre-indication absolue, et la recommandation dit : « Ne pas utiliser la TTh pour traiter l'infertilité masculine ni chez les hommes qui souhaitent devenir pères » (notre traduction ; la TTh, c'est le traitement par testostérone).


Pourquoi la testostérone arrête-t-elle la production de spermatozoïdes ? (Et pourquoi ta prise de sang peut avoir l'air parfaite)

La testostérone venue de l'extérieur pousse le cerveau à arrêter d'envoyer la LH et la FSH, les deux hormones qui disent aux testicules de fabriquer des spermatozoïdes. Dans une étude de 2005 chez des hommes en bonne santé qui recevaient une injection de testostérone chaque semaine, la LH est tombée à 5 % et la FSH à 3 % de leur niveau de départ en trois semaines, dans le groupe qui recevait la testostérone seule.

Testostérone venue de l'extérieur → le cerveau la lit comme « il y en a bien assez » → la LH et la FSH chutent → les testicules arrêtent de fabriquer leur propre testostérone et leurs spermatozoïdes

Le hic, c'est que les spermatozoïdes sont fabriqués dans les testicules, où la testostérone est bien plus élevée : dans cette même étude, la testostérone du sang ne représentait qu'environ 1,2 % du niveau mesuré dans les testicules.

👉 Un homme sous TRT peut donc avoir d'excellents résultats sanguins et ne fabriquer presque aucun spermatozoïde.

Pourquoi prendre de la testostérone peut arrêter les spermatozoïdes : le cerveau envoie la LH et la FSH, la testostérone venue de l'extérieur lui fait croire qu'il y en a bien assez, la LH et la FSH tombent à 5 % et 3 % de leur niveau de départ en trois semaines, et les testicules arrêtent de fabriquer leur propre testostérone et leurs spermatozoïdes

Le Dr Sébastien Beley, chirurgien urologue et andrologue à Paris, explique dans cette courte vidéo (2026) comment le cerveau coupe les signaux envoyés aux testicules quand on prend de la testostérone, et pourquoi la testostérone présente dans les testicules compte bien plus que celle du sang pour fabriquer des spermatozoïdes.


Combien de temps faut-il aux spermatozoïdes pour revenir après l'arrêt de la testostérone ? (Le tableau honnête)

Chez la plupart des hommes, les spermatozoïdes reviennent dans les mois qui suivent l'arrêt, mais la plupart des chiffres solides viennent de volontaires en bonne santé suivis dans des essais de contraception, pas d'hommes sous TRT depuis longtemps. En regroupant 30 études et 1 549 hommes en bonne santé, Liu et al. (The Lancet, 2006) ont trouvé que les spermatozoïdes revenaient à 20 millions/mL chez 67 % des hommes en six mois, 90 % en 12 mois et 100 % en 24 mois, avec une médiane de 3,4 mois.

Situation Effet sur le sperme Chiffre Population Source
16 semaines de gel de testostérone Nette baisse de la production de spermatozoïdes % non donné dans le résumé de l'étude Hommes en surpoids avec un hypogonadisme secondaire Kim 2016
Grossesse pendant la suppression Faible ; la plus faible sans spermatozoïdes 8,1 pour 100 années-personnes entre 0,1 et 3 millions/mL ; 0 sans spermatozoïdes 399 hommes en bonne santé OMS 1996
6 mois après l'arrêt Retour à 20 millions/mL 67 % 1 549 hommes en bonne santé Liu 2006
12 mois après l'arrêt Retour à 20 millions/mL 90 % Les mêmes Liu 2006
12 mois, chiffre d'une recommandation britannique La fertilité revient 60 à 70 % Hommes plus jeunes sous traitement par testostérone BSSM 2023
12 mois d'hCG associée à un SERM Nombre total de spermatozoïdes mobiles au-dessus de 5 millions 70 % (46 sur 66) Hommes déjà infertiles après la testostérone Kohn 2017
Des années de TRT prescrite, puis l'arrêt Délai de récupération très variable Données limitées (études observationnelles seulement) Hommes avec un hypogonadisme Desai 2022
Après des stéroïdes anabolisants non prescrits Production de spermatozoïdes plus lente à revenir que la LH 14,1 mois en moyenne 31 anciens utilisateurs, Australie Shankara-Narayana 2020

Sources : Kim 2016, Task Force de l'OMS 1996, Liu 2006, BSSM 2023, Kohn 2017, Desai 2022, Shankara-Narayana 2020.

Si tu vois passer « 70 % récupèrent en 12 mois », vérifie ce qui a été mesuré : dans Kohn et al. (2017), 46 hommes sur 66, déjà infertiles, ont atteint un nombre total de spermatozoïdes mobiles supérieur à 5 millions sous hCG associée à un SERM. C'est un traitement, pas une simple attente.

Combien de temps les spermatozoïdes mettent à revenir après l'arrêt de la testostérone : retour à 20 millions/mL chez 67 % des hommes à 6 mois, 90 % à 12 mois et 100 % à 24 mois, médiane de 3,4 mois, chez 1 549 hommes en bonne santé ; chiffre d'une recommandation britannique pour les hommes plus jeunes sous traitement par testostérone, 60 à 70 % en 12 mois ; 14,1 mois en moyenne après des stéroïdes anabolisants non prescrits


Que disent les recommandations sur la testostérone et la fertilité ? (HAS, EAU et NICE britannique)

Les recommandations européennes et britanniques sont claires : la testostérone ne doit pas servir à traiter l'infertilité masculine. En France, la HAS demande aussi de poser la question dès le premier bilan. Dans la liste de ce qu'il faut rechercher chez l'homme lors du premier bilan d'infertilité, la Haute Autorité de santé (HAS, 2026) cite les médicaments pris et note que « les stéroïdes anabolisants peuvent perturber la spermatogenèse » et que « les traitements androgéniques dont la supplémentation en testostérone » peuvent avoir un impact sur la spermatogenèse. Au Royaume-Uni, la recommandation du NICE sur la fertilité (NG257, 2026) demande elle aussi aux soignants d'interroger les personnes inquiètes pour leur fertilité sur un traitement de substitution par testostérone et sur les stéroïdes anabolisants (recommandation 1.13.1).

Côté traitement, la partie du NICE sur les problèmes de fertilité masculine tient en une phrase : « Ne pas proposer d'androgènes pour traiter les anomalies du sperme » (notre traduction). Les androgènes, ce sont la testostérone et les hormones qui agissent comme elle.


Comment augmenter sa testostérone si tu veux des enfants ? (Les options en dehors de la TRT)

Si tu veux des enfants, l'objectif est d'aider ton corps à produire plus de sa propre testostérone plutôt que de la remplacer, et ça commence par en parler à ton prescripteur avant de changer ou d'arrêter quoi que ce soit. Les options médicales, à voir avec un spécialiste, d'après la recommandation de l'EAU sur l'infertilité masculine et la BSSM (la société britannique de médecine sexuelle) :

  • L'hCG, qui agit comme la LH. Dans une petite série de 26 hommes sous TRT associée à de l'hCG, aucun ne s'est retrouvé sans spermatozoïdes et 9 ont contribué à une grossesse (Hsieh et al., 2013).
  • Le clomifène (un SERM), dont la BSSM dit qu'il augmente la testostérone sans effet négatif sur la fertilité. Un médicament proche, l'enclomifène, a maintenu un nombre normal de spermatozoïdes chez des hommes en surpoids avec une testostérone basse, alors que le gel de testostérone ne l'a pas fait (Kim 2016).
  • Congeler ses spermatozoïdes avant. Une revue de 2022 écrite par des andrologues d'un hôpital londonien (Imperial College Healthcare NHS Trust) voit un certain intérêt à en discuter avant de commencer une TRT. En France, l'Assurance Maladie rappelle que toute personne dont la prise en charge médicale est susceptible d'altérer la fertilité, comme un traitement du cancer, peut bénéficier d'une conservation de ses spermatozoïdes pour motif médical (voir notre guide sur la congélation du sperme).

Attention aux autorisations : la BSSM britannique classe l'hCG comme hors AMM au Royaume-Uni pour cet usage, et en France, le résumé des caractéristiques du Clomid (ANSM) ne prévoit le clomifène que pour des troubles de l'ovulation chez la femme et l'assistance médicale à la procréation. Chez l'homme, le clomifène est donc prescrit hors AMM (hors autorisation de mise sur le marché).

Faire d'abord un spermogramme te montre où tu en es vraiment.

Dans une autre vidéo (2026), le Dr Beley explique que toutes les formes de testostérone (gel, patch, injection ou gélules) jouent sur la fertilité, et que le retour des spermatozoïdes dépend de la durée du traitement, de la fertilité avant le traitement et de la dose. Il se montre un peu plus prudent que les chiffres ci-dessus : pour lui, ce retour n'est jamais garanti.


Les stéroïdes anabolisants rendent-ils infertile ? (Le côté salle de sport)

Oui, les stéroïdes anabolisants peuvent rendre infertile, par le même mécanisme que la TRT, mais sans médecin pour surveiller. En France, la HAS (2026) rappelle que leur usage « peut entraîner une infertilité masculine et féminine », et la fiche du ministère des Sports sur le dopage (2024) cite parmi leurs risques l'infertilité et l'atrophie testiculaire (des testicules qui rétrécissent). Le NHS britannique ajoute qu'un usage prolongé de stéroïdes anabolisants peut réduire le nombre et la mobilité des spermatozoïdes.

Au Royaume-Uni, la Society for Endocrinology (2026) cite une estimation selon laquelle environ 500 000 hommes britanniques ont déjà utilisé des androgènes non prescrits, et juge les preuves sur les médicaments « post-cycle » limitées et de faible qualité.

Le retour est réel, mais lent : 14,1 mois en moyenne pour la production de spermatozoïdes dans l'étude australienne. L'EAU indique que les spermatozoïdes s'améliorent en général dans les six à 12 mois qui suivent l'arrêt.


Qu'appelle-t-on une testostérone basse ?

Dans les recommandations britanniques (BSSM) et européennes, une testostérone basse correspond en général à une testostérone totale inférieure à 12 nmol/L sur deux prises de sang distinctes faites le matin, avec des symptômes. La BSSM considère la zone de 8 à 14 nmol/L comme une zone grise, où un essai de traitement d'au moins six mois peut être envisagé selon les symptômes. En France, pour le bilan d'un homme infertile qui a des signes d'hypogonadisme, des troubles sexuels ou très peu de spermatozoïdes, la HAS (2026) recommande de doser la testostérone totale, la LH, la FSH, l'estradiol et la prolactine, le matin entre 8 h et 11 h.

Mon 17,0 était bien au-dessus de cette barre des 12 nmol/L, un niveau qui, selon la BSSM, ne demande pas de traitement.

Les principaux symptômes retenus par la BSSM sont une baisse du désir sexuel, moins d'érections matinales et des troubles de l'érection ; la fatigue et le moral en baisse sont, selon elle, moins spécifiques. Le NHS britannique indique que la testostérone baisse d'environ 1 % par an à partir de 30 à 40 ans, et que l'hypogonadisme d'apparition tardive est peu fréquent et ne fait pas partie du vieillissement normal.


Comment augmenter sa testostérone naturellement (sans toucher à ton sperme)

Ce qui marche le mieux, preuves à l'appui, pour augmenter sa testostérone naturellement, c'est de perdre du poids si tu en as en trop. Mieux dormir et bouger régulièrement aident aussi, et réduire une forte consommation d'alcool protège la qualité du sperme. Contrairement à la testostérone venue de l'extérieur, ces changements visent à aider ton corps à fabriquer plus de la sienne, et c'est un peu tout l'intérêt.

  • Perte de poids. Une méta-analyse de 24 études a montré que le régime comme la chirurgie bariatrique augmentaient la testostérone totale et libre, d'autant plus que la perte de poids était importante. L'EAU en fait la première approche chez les hommes en surpoids qui ont une testostérone basse.
  • Sommeil. Une semaine de nuits de cinq heures a fait baisser la testostérone de la journée de 10 à 15 % chez 10 jeunes hommes en bonne santé (JAMA, 2011). Toute petite étude, mais un signal plutôt clair.
  • Activité physique. L'EAU indique que l'activité physique donne des résultats proches de ceux du régime, même si la hausse reste faible, environ 1 à 2 nmol/L.
  • Alcool. En France, la HAS (2026) rappelle que l'alcool peut faire baisser la testostérone et abîmer le sperme, et conseille par précaution à l'homme d'arrêter toute consommation d'alcool dès le projet de conception ; à défaut, toute baisse est bénéfique. Les recommandations britanniques du NICE sont moins strictes : un excès d'alcool nuit à la qualité du sperme, mais rester sous 14 unités d'alcool britanniques par semaine, réparties sur plusieurs jours, a peu de chances de l'affecter. Plus de détails dans notre guide sur l'alcool et la fertilité.

Moi, je suis passé de 105 kg à 85 kg, à peu près un cinquième de mon poids (voici comment ça s'est passé).

Ce sont les bases un peu ennuyeuses, faites régulièrement pendant des mois.

Les moyens d'augmenter sa testostérone et ce qui arrive au sperme : la TRT et les stéroïdes anabolisants freinent la production de spermatozoïdes ; perdre ses kilos en trop, mieux dormir et bouger régulièrement aident le corps à fabriquer la sienne ; l'hCG et le clomifène sont des options de spécialiste, le clomifène étant hors AMM chez l'homme en France ; la plupart des boosters en vente libre n'augmentent pas la testostérone


Les boosters de testostérone marchent-ils vraiment ? (En général, non)

La plupart des boosters de testostérone en vente libre n'augmentent pas la testostérone, et ils contiennent surtout des vitamines, des minéraux et des plantes, pas de la testostérone. Une revue systématique de 2024 portant sur 52 études et 27 boosters a conclu que la plupart n'augmentent pas la testostérone totale.

Une analyse de 50 boosters a relevé 109 ingrédients, dont 67 (61,5 %) n'avaient été testés sur la testostérone dans aucune étude que les auteurs ont pu trouver. En cherchant plutôt « testosterone supplement » (complément de testostérone), les mêmes auteurs ont trouvé des produits qui contenaient de la vraie hormone.

  • Zinc : plus n'est pas mieux. Le NHS britannique conseille de ne pas dépasser 25 mg de zinc en compléments par jour, sauf avis médical, et en France, l'Anses retient 25 mg par jour comme apport maximal de zinc pour un homme adulte (sa limite supérieure de sécurité). J'en ai pris 100 mg à un moment, alors je ne juge vraiment personne.
  • Ashwagandha, fenugrec, maca et shilajit faisaient tous partie des 14 compléments que j'ai pris. Mon article sur mes vrais résultats classe les preuves pour les quatre en « Faible », et la revue de 2024 n'a jugé l'ashwagandha, la plus étudiée des quatre, que « possiblement efficace » sur la testostérone chez l'homme en bonne santé.

Ces revues ont mesuré la testostérone, pas les spermatozoïdes : elles en disent donc peu sur la fertilité.


Quand consulter un médecin ?

Si cela dure. L'Assurance Maladie (ameli) conseille de consulter après 12 mois de rapports réguliers (deux ou trois fois par semaine) aux périodes propices, sans contraception. Ce délai est plus court, 6 mois, après 35 ans ou en cas de problème médical connu ou suspecté, et la Haute Autorité de santé (HAS, 2026) recommande la même chose, dès 6 mois, quand la femme a 35 ans ou plus ou l'homme 45 ans ou plus. Parles-en à ton médecin traitant ou à ta sage-femme : le bilan concerne les deux partenaires (ameli, bilan médical de l'infertilité). Si tu pratiques l'insémination à domicile, aucune source française ne donne un nombre d'essais ; les recommandations britanniques du NICE (NG257) proposent un bilan après 6 cycles d'insémination sans cause connue, ou dès la première consultation à partir de 36 ans.

Être sous TRT ou prendre des stéroïdes est une bonne raison de consulter plus tôt.

  • Sous TRT prescrite et envie d'avoir des enfants : parles-en à ton prescripteur avant de modifier ou d'arrêter quoi que ce soit.
  • Symptômes de testostérone basse : ton médecin traitant peut te faire doser la testostérone et t'orienter vers un endocrinologue.
  • Dépendance aux stéroïdes : parles-en à ton médecin traitant. Arrêter d'un coup peut entraîner des symptômes de sevrage, dont une dépression (NHS britannique).
  • Une boule ou un changement dans un testicule : consulte ton médecin traitant sans attendre ; s'il n'est pas joignable, appelle le 15, qui peut t'orienter vers un soignant (service d'accès aux soins). Une douleur soudaine et intense dans un testicule, une douleur au testicule avec des nausées, des vomissements ou un mal de ventre, ou une douleur au testicule qui dure depuis plus d'une heure ou continue au repos : appelle le 15 (Samu) ou le 112, ou va directement aux urgences les plus proches (ameli ; NHS britannique pour la douleur qui dure plus d'une heure ou continue au repos).
  • Une douleur dans la poitrine qui serre comme un étau, ou une douleur dans la poitrine qui s'étend vers les bras, la mâchoire, le cou ou le dos : appelle le 15 ou le 112 (ameli). La crise cardiaque fait partie des risques des stéroïdes listés par le NHS britannique.

Questions fréquentes

Prendre de la testostérone rend-il infertile ?

En général, elle freine la fertilité tant que tu en prends, parfois complètement, en coupant la LH et la FSH, les hormones qui pilotent la production de spermatozoïdes. Dans un essai de l'OMS de 1990 chez des hommes en bonne santé recevant une injection par semaine, 65 % n'avaient plus du tout de spermatozoïdes à six mois. Les recommandations européennes d'urologie la déconseillent aux hommes qui veulent devenir pères.

L'infertilité due à la testostérone est-elle réversible ?

En général, oui. Dans des essais de contraception portant sur 1 549 hommes en bonne santé, les spermatozoïdes sont revenus à 20 millions/mL chez 67 % des hommes en six mois et chez 90 % en 12 mois. La recommandation britannique de la BSSM donne un chiffre plus bas pour les hommes plus jeunes sous traitement par testostérone : réversible chez 60 à 70 % en 12 mois. Après des années de TRT ou de stéroïdes, la récupération est plus difficile à prévoir.

Peut-on avoir un bébé sous TRT ?

C'est possible mais peu fiable, et les recommandations déconseillent la TRT aux hommes qui essaient de concevoir. Dans un essai de l'OMS de 1996, les hommes dont le sperme était descendu entre 0,1 et 3 millions/mL ont eu 8,1 grossesses pour 100 années-personnes, et ceux sans spermatozoïdes aucune ; un essai plus ancien de l'OMS a enregistré une grossesse pour environ 124 années-personnes à zéro spermatozoïde. Certains spécialistes ajoutent de l'hCG pour maintenir la production de spermatozoïdes, sur la base de petites études.

Les boosters de testostérone ont-ils un effet sur la fertilité ?

La plupart ne contiennent pas de testostérone et ne l'augmentent généralement pas : une revue de 2024 portant sur 27 boosters a conclu que la plupart n'augmentent pas la testostérone totale. Elle a mesuré la testostérone, pas les spermatozoïdes, et en dit donc peu sur la fertilité. Le NHS britannique conseille de ne pas dépasser 25 mg de zinc en compléments par jour, et en France l'Anses retient 25 mg par jour comme apport maximal de zinc pour un homme adulte.


Quelque chose qu'on traverse à deux

La testostérone, c'est un sujet qui peut être gênant à aborder, surtout si tu es le ou la partenaire qui se pose des questions sur sa TRT ou ses habitudes à la salle de sport.

Tu as le droit de poser la question qui gêne. L'essentiel est réversible, et comme tout le reste quand on essaie d'avoir un enfant, c'est quelque chose qu'on traverse ensemble.


À lire aussi : nos guides sur le désir d'enfant

Pour le côté masculin, commence par ici :

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